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FIL Exposition collective

E. Antoine, J. Legrand, S. Preschoux & V. Vaubourg

7 février > 13 avril 2013 Entrée libre
Pour cette exposition, les artistes invités se sont appropriés la matière, la travaille différemment ; le fil pour écrire, dessiner, imaginer, tisser, construire, délimiter, bâtir, lier.

Vernissage le jeudi 7 février 2013 à 18h30.

ÉLODIE ANTOINE : Pont en dentelle, 2006, dentelle noire aux fuseaux

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Plasticienne née en 1978, Elodie Antoine vit et travaille à Bruxelles.

Les « dessins » d’ Élodie Antoine nous proposent une hybridation de techniques traditionnelles de la couture et de la broderie et de l’expression visuelle contemporaine.

Puisant dans un art historiquement feminin, Elodie Antoine crée des objets et des paysages à partir de fils. Elle brode grillages, clôtures, ponts, grues, pylônes. Tendues, noires sur fond blanc immaculé, ses dentelles tracent les vestiges d’un monde industriel déserté, vide de sens.

JULIE LEGRAND : Rose, 2007
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Artiste contemporaine née en 1973, Julie Legrand vit et travaille à Paris
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Il n’est pas rare chez Julie Legrand que la vie et la mort se rencontrent dans une même œuvre, où, par un effet miroir, l’un et l’autre se renvoient à eux-mêmes. Ainsi, avec Rose, jeu de couleurs, de légèreté et de beauté fugitive, l’artiste rend hommage à Rose, sa grand-mère couturière défunte.

Ici, le fil à coudre placé sur un socle en miroir tel un gisant incarne le corps dans sa lente dégradation. L’amas de fils à coudre coloré est à la fois posé, relié et suspendu au-dessus du sol. Si sa légèreté et sa fragilité évoquent l’idée de décomposition et de disparition, l’accumulation organisée et assemblée fige cette décomposition et donne l’illusion d’une éternité. Le miroir de l’installation dérègle le sol tel un trucage, jusqu’à perdre toute notion de pesanteur. Le corps même du spectateur est mis en abîme. 


SEBASTIEN PRESCHOUX : Installation de fils, 2013
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Artiste né en 1974, Sébastien Preschoux vit et travaille à Paris.

Passionné d’art optique et sensibilisé aux enseignements du Bauhaus, Sebastien Preschoux produit manuellement, à l’aide d’outils et matériaux traditionnels, ce qu’une machine ou un ordinateur pourrait réaliser infailliblement en quelques secondes.

Son activité artistique est basée sur le travail de la ligne : ses installations sont composées de centaines de sections de fils de coton tendus à la manière de rayons de lumière. Utilisant des formes géométriques primaires (cercle, triangle, carré…) il les démultiplie, les transforme, les superpose… donnant ainsi lieu à des productions hypnotiques, souvent complexes et ayant pour effet de renvoyer le spectateur à une interrogation sur la valeur du temps passé à produire.

Son travail se décline aussi bien en 2 dimensions, grâce à ses dessins à l’encre sur papier, qu’en 3 dimensions lors de ses installations de fils en milieu naturel.

VALÉRIE VAUBOURG : Omnia vanitas, dentelles polymèrisées, 2011
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Artiste plasticienne née en 1970, Valérie Vaubourg vit et travaille à Lille.

Valérie Vaubourg s’appuie sur une volonté d’insuffler de la modernité à des matières, des techniques usitées, considérées comme vieillottes et dépassées.
« Omnia Vanitas est une pièce troublante qui se place dans la continuité des recherches de Valérie Vaubourg sur le détournement des images et des objets, cherchant à révéler les antagonismes qui conditionnent le regard.

Cette oeuvre est un nouvel exemple illustrant le parcours du spectateur : à mesure qu’il s’approche, elle se dévoile. Pendant que la proximité avec l’œuvre s’établit, s’invite tout à coup l’évidence : cette forme flottante est celle d’un crâne. Celui d’un animal. Soudainement, Omnia Vanitas perturbe le regard, envahit par de nouvelles références. Valérie Vaubourg a baptisé ce travail, Omnia Vanitas, mots extraits de la fameuse sentence Vanitas vanitatum, et omnia vanitas, Vanité des vanités, tout est vanité.

Le mot « Omnia » produit une sorte de confusion phonétique avec le mot « homme ». Avec simplicité et malice, l’artiste renoue avec l’histoire et formule un anthropomorphisme déroutant : l’Homme est animal ? Vanité ? » H. Pinon

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